Bucolique

L’homme ne se tait jamais

 C’est ce que m’a dit le vieux fleuve

En étirant paisiblement ses clapotis

Près du canal et des grands joncs

Je le regardais, immobile,

Cachée dans un maigre fourré

Ayant cueilli herbes et cailloux

Dont j’avais fourré mes poches

Le monde repartait, sans moi,

J’étais heureuse de laisser

 Par-dessus mon épaule sa vindicte

Sa presse, sa saleté, son vacarme

Dans ma main, un galet poli

Par la grande bouche du Rhône

Reflétait mes propres batailles

Son usure et le grain de mes folies

Je l’ai reposé parmi ses frères

Pendant qu’en toute hâte

Un agrion jouvencelle

Chassait de son territoire

Une libellule ennemie

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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