Urbain

La petite dame parlait dans son masque

qu’on voyait s’agiter comiquement

En face d’elle, une maman replète ôtait le sien

pour crier  à une autre, assise à quatre sièges d’elle

des choses telles que : « La tante arrive dans une heure

il va falloir éplucher les haricots »

3 enfants bruns, étagés comme les trois ours du conte

écarquillaient leurs yeux et se curaient le nez avec passion

Sur la place, ensuite, l’air vous saisissait avec des odeurs revenues

Parfums légers, friture, graillon,

Et des bruits empressés à renaître

Mots en l’air, sonnette de vélo, trépidement d’un trolley-bus

 tortillant quelques passagers  retardataires

Sous des armées de parasol, des essaims volubiles

mangeaient et fredonnaient des paroles de circonstance

 dans l’entrechoquement des bières

Au retour, je m’arrêtai sur le trottoir

 La nuit se refusait encore

Un balcon versait au-dehors des filaments de rires

Une mère grondait, un homme en bras de chemise

regardait fixement une lanterne briller

Dans l’escalier, le bruit des pas apaisait le vide

revenu tout à coup, le silence des portes vigilantes

et la trivialité du sommeil

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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