Furia

C’est une année à vent qui claque de la semelle  

et gémit dans les hauteurs de Lyon

Les yeux perdus dans mon décolleté, un homme ivre

titubant de mauvaise bière me demande une pièce

puis se détourne en riant

Le soleil cuit les épaules d’une vieille qui rêve de l’Oural

et maugrée en finnois

Un coquelicot s’élève avec grâce près d’une grille passerelle

3 enfants s’agglomèrent sur une trottinette

Plus bas, un pêcheur attentif persiste sur la berge

près d’une remorque de vélo où sèchent

un pain et un saucisson rose

La ville est inquiète et tendue

Enfant abandonnée à ses jeux de rue

Un couple se dispute sur le trottoir

que baignent d’ardents rayons de cuivre et de plomb

 Pourquoi ne pas chercher derrière toutes ces ombres

plutôt que des guerriers, la voix d’un homme doux

un peu de paix et de raison d’aimer ce monde

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Furia

  1. Rémy dit :

    Bien qu’auteur d’histoires courtes, je ne saurais écrire comme vous le faites, o poétesse. Bravo pour ces pépites et espaces créatifs que vous ouvrez. Portez-vous bien. A un autre soleil.

    J'aime

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