« Rizette »

Le verre qui reflète à ma table

Sa traîne de lumière est bien plus petit

Qu’une rivière

Entre mes doigts gourds de silence

Il se fait la mémoire de l’eau

Là où je vis

À quelque 20 mètres de moi

Dans les entrailles endormies

Dessous la terre

Serpente encore, dans son mystère

La Rize que l’on a perdue quelque part

Sous la Guillotière

J’aime à penser les jours d’orage

Que l’eau pourrait soudainement

Ressurgir

Et comme une reine déchue

Sous son jupon de popeline

cacher la rue

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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