Sous la pluie, respirer, chanter

Un jardin sur un toit

Me regardant de tous ses arbres

De ses jardinières épluchées de vent

Me faisait signe

La pluie perlait à petits bruits

Dans un stade des joueurs

« Enchasublés » tels des prêtres

Couraient après un ballon

Un joggeur solitaire

Moulé dans son cuissard

Des oreillettes sur la tête

Suivait maussadement

La piste cyclable à petites foulées

Le jardin me parlait de son immobilisme

De ses plantes emprisonnées

Il me susurrait de courir

De sentir chaque muscle bouger

Chaque pas s’allonger

 Chaque souffle élargir ma poitrine

Alors, sous la pluie qui poudrait d’argent

Les trottoirs désertés et humides

J’ai couru avec la voix du vent

Et du jardin autour de moi

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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