Souveraine

Juste à côté, un terrain d’herbes folles

Jonché de rares coquelicots

Dormait à l’abri des barrières

J’aimais y terrer mes peurs solitaires

Et mon dédain absolu du réel

Un lieu parle de ses mille voix

Chaque caillou marque la trace

D’une vie qui pourrait être là

Hors des murs, loin d’un toit

Qui ne m’était pas un havre

J’aimais inventer des histoires

Un escargot hardi, un oiseau oublié

Les orties mêlant leurs feuilles cruelles

Un tesson de vaisselle, du verre, un éclat

Et je partais sans mots là-bas

Où rien ne pouvait atteindre

Ma sauvagerie coutumière

Je crains de n’avoir guère changé

Moi que mes pas toujours entraînent

Vers ce fameux pas de côté

Où la volonté reste souveraine

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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