Caprine

Je n’ai pas mon content de joie

Vois-tu, moi, je suis gourmande

Et peu disposée à replier

Mes pétales, même un peu usés

Comme on rangeait des draps de chanvre

Dans des tiroirs de naphtaline

Au temps où les femmes étaient priées

De garder la chambre

Le chemin vers l’ailleurs, le dehors, la liesse

La grande liberté de ne plaire qu’à soi

De garder ce qui va même un peu de travers

Parle si fort alors que la vie s’amuse de moi

Je n’ai pas assez de force, et trop peu de volonté

Pour vivre intensément, follement, sans apprêts

Et pourtant, chaque pas que le vent soulève

M’est plus doux que la sagesse des arbres

Je suis la chercheuse de rêves

Je suis têtue comme une chèvre

Je n’ai pas mon content de joie

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article a été publié dans Les poésies de Colette. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Caprine

  1. Mébul dit :

    Primesautier, c’est le mot qui m’est venu en te lisant, je ne sais pourquoi.
    Belle journée !

    J'aime

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