En travers de ta porte

Je me serais couchée en travers de ta porte

J’aurais attendu tout le jour

J’aurais eu froid toute la nuit

J’aurais bravé le regard de ton chien

Celui de ton voisin et même jusqu’à la lune

Qui se rit de nos fragilités

J’étais ainsi, entière, sotte et entêtée

Je crois bien l’être encore

Moi pour qui la vie d’un seul être

Vaut bien qu’on la risque pour lui

En ces temps de coton, de brume et de crainte

J’ai remis mon manteau, je chausse mes souliers

C’est dehors que je quête ce peu de liberté

Qui de mes passions bêtes écrème les excès

Je me serais couchée en travers de ta porte

Mais j’ai un peu grandi et je me suis levée

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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