Dimanche dort

Il pleut, modestement, à compte d’auteur

Les haies sont murmurantes

et les toits dégoulinent

de torpeur

Dans les flaques mobiles je croise

À pas mouillés un peu de mon reflet

Qui s’inverse et se grise

De sa lenteur

C’est un peu de printemps

Qui s’invente dans la ville

Aux branches des bourgeons

Éclatent de vigueur

Ainsi trempée d’un frileux délice

Je pose sur mon tapis

Mes habits du dehors

Nue, vieux nouveau-né

Dimanche dort

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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