Trois mille deux cent neuf

Je me raconte des histoires

Dans le marc de ma mémoire

Je tire des traces, je dessine ta face

Deux paires de jambes à l’unisson

Marchant sur une ligne de front

Un grand chêne à bout de vie

Ses bras tordus sous la fournaise

Regarde brûler la prairie

Où je me couche sans rien dire

Je ne sais pas le vrai du faux

Peut-être bien que nous les hommes

Nous sommes dans un rêve clos

Que le jour défait à son aise

Dans mon carnet un vieux crayon

La mine souillée de malaise

A griffonné encore ton nom

Mais au loin d’autres voix appellent

D’autres mots et d’autres chansons

Le jour chuchote à mon oreille

Nous sommes en trois mille deux cent neuf

Car je n’ai trouvé de mieux

Pour croire qu’à tout oubli

L’espoir oppose son imaginaire

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article a été publié dans Les poésies de Colette. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.