Chevillée

Pourtant la mienne est bien musclée

Ni aristocratique ni fermière

Sans élégance ni racée

A peine le pied posé par terre

Je m’empresse de le chausser

A mon corps est bien chevillée

Une volonté singulière

Moi, je veux aller marcher

Je n’ai pas la cheville qui enfle

Nulle haine n’est accrochée

À mon corps que l’âme tourmente

 Quand le printemps vient le tenter

Si je n’arrive à la cheville

De nul héros de conte de fée

Mon astragale est réjouissante

Puisqu’elle me permet de marcher

De l’hiver froid jusqu’à l’été

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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