Sur le toit

Le soleil dévorait paisiblement les toits

Nous étions perchés comme des oiseaux

Réchauffant nos corps avides de tiédeur

Il a suffi de quelques fleurs

Étalant leur moiteur et leur splendeur pourprée

Dans des bacs solides que la terre ennoblit

Pour que soudain la ville disparaisse

Nous n’avions pas envie de vérités difficiles

La réalité nue gisait en bas

Brutale, criaillante, offrant ses muscles et sa laideur

 Et nous, nous étions beaux de ne regarder que le ciel

Auréolant nos têtes d’un drap azuréen

Parfois l’imaginaire se contente de riens

Et dans ce verre que me tendait un poignet ami

Parfois l’eau se transformait en vin

Et le toit en palais de bohème et de vie

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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