Nomade

Crêpé d’ombre légère le ciel est assis sur un toit

Hier je courais sus à la brise et j’avais oublié

La réalité intangible du monde

J’ai rapporté dans ma poche un petit morceau de marbre

Et un caillou rond comme un œil

J’ai rapporté dans mes cheveux des promesses de grands champs

J’ai rapporté sur ma bouche celle des baisers

 Et dans mes bras des étreintes passagères

J’ai tout gardé, je suis sauvage, intacte et dure  

L’orage à la fenêtre pointe un front ténu

Au loin, là-bas, je rêve le  galop de la mer

Ici le flux est de métal, de rouille et de suie crue

Ici, les volets claquent comme des gifles

Mais je ne suis d’aucun endroit, je suis une paperolle

Que le soleil desséchera avant que le vent ne me vole

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article a été publié dans Les poésies de Colette. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.