Au-dessus

Les jours de lent courage je replie poliment

Et une à une mes bonnes idées

Jetées dans un tiroir et bien dépareillées

Elles dorment pendant que moi, je muse

Une forêt de papier bruisse au moindre vent

Sur la table, des coquillages abandonnés

 Crayons, livres cornés, tasse mélancolique

Attendent la prochaine marée

Mon lit bâille encore de tous ses plis

Ma conscience en vain me sermonne

Car je suis partie loin, très loin

Là où rien ne m’arraisonne

Ni ne m’enjoint à respecter le sablier

Dans ce fort intérieur je toise les nuages

Enfin le ciel est à portée

Aucun bruit, pas un appel ne claironne

Enfin le ciel est  à portée !

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article a été publié dans Les poésies de Colette. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.