Humanité

J’ai guetté le moindre fragment de ce cristal

De ton œil exercé à percer le métal

De la forge bleue de ton iris

Un signe d’humaine conviction

Une déréliction complice

Vois-tu, de ma tour cernée par les nuages

De mon fortin hissé au-dessus des moissons

J’épie la poussière des pas des voyageurs

Je suis la sœur des âmes qui cherchent encore du feu

La plus petite flamme

J’ai guetté dans ta main la douceur de la poigne

La ligne de ton cœur sinuant jusqu’à ma vie

Est-on encore humain dès lors qu’on abandonne

Quelques rêves écumants pour un or factice ?

J’irai chercher demain l’eau et le pain ; la vie

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article a été publié dans Les poésies de Colette. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.