Automnal

Quand les arbres seront nus

J’ôterai ma peau d’ocre

Je prendrai la pâleur des matins        

De novembre

Quand la pluie sur les trottoirs

Court, monotone,

Avec sur mes épaules

Un manteau de brouillard                           

Le froid humide enrobera mes pas

Sur le trottoir, au matin

Quand chacun se terre chez soi        

Le ciel ne se lèvera pas, il tiendra

Dans ses mains  grises des replis de soie

Et je penserai à celle qui dort si loin

Dans un Sud, près des marins

Et dont parfois j’ai le sourire

Parfois l’attente des grands jours

Quand un furieux désir d’exil

Mord le seuil de ma porte

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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Un commentaire pour Automnal

  1. Melancolique et plein d’images des souvenir des jours grises… j’adore ce poème mais sourtout les quatre premiers vers; c’est sont magnifiques!!!

    Aimé par 1 personne

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