Marcher en ville

La ville par temps froid scintille

Sous un soleil perçant ses rues résonnent un peu

Sous le pont de la gare un grand matelas traîne

Et un manteau jeté garde l’empreinte d’un corps

Les trottoirs sont presque vides, à l’ombre des fenêtres

Dimanche s’ennuie un peu

C’est l’heure où, ventre plein, le logis se resserre

Au carré familial où tout le monde se plaint

Un enfant trébuche derrière un ballon

Un homme court, son souffle haché s’emballe

Près du métro des hommes sur un banc

Pépient épaule contre épaule dans la lumière

Je ne suis pas pressée, ma marche autonome

Roule au gré des avenues mue par sa propre volonté

Je suis lavée, seules les images s’impriment

Pour une nanoseconde et fuient à peine nées

Je ne pense pas, je marche, la ville et moi

Nous sommes des sœurs jumelées

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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