Royaume

De mon château, une pierre est restée

Un oiseau s’y pose, une ronce est collée

Un peu de mousse la décore

et le soleil coule à flots

quand un grand ciel me dévore

près du gué où maintenant j’ai pied

Un peu de mon royaume se dresse

parmi les tours érigées

ses herbes folles me caressent

quand je cherche la douceur d’un pré

je suis paysanne exilée

et même prolétaire du verbe

Un peu de gloire pend à mon front

et j’ai couronne de malice

des cals aux mains et le cœur lisse

mais jamais ne vient l’abandon

Mon cheval est un vieux bâton

et mon manteau est de réglisse

Je suis l’exil de mes rêves

Je suis le double de ton nom

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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