Voyage

J’ai très peu voyagé

je n’ai pas dans mes malles

 l’odeur des grands pins

ou du sable brûlé

 ni les pierres des chemins

À peine quelques herbes

et des lieux secrets

quelques avions parfois

et des cars oubliés

La campagne à midi

quand le soleil dévore

des toits épouvantés

d’ancestrale fatigue

la morsure des orties

au creux d’une forêt

les heures immobiles

à regarder le ciel

je porte sans regret

cachés sous mes paupières

quelques arbres totems

et des flancs de colline

et ce monde inventé

où parfois je m’en vais

Tout ce que l’esprit crée

et peint à touches libres

est un grand horizon

sans barrières ni rives

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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