Capriccio

Le ciel est tourmenté, un vieillard sénile

qui brasse des nuages et zézaie des caprices

Sous ma porte un filet de vent serpente un peu

il est l’heure de regarder pousser le temps

et je n’ai rien fait d’autre que d’inventer au mieux

un monde fraternel et des amis heureux

Autour d’une table, à l’heure où la campagne

veille sur des ceps dormants et des arbres frileux

j’ai écouté la voix de ceux qui disent tant

et tant savent de la vie les  chemins tortueux

et j’ai aimé des mains le veinage cordé

et j’ai aimé des âmes l’exception du silence

Tout à l’heure quand j’aurai assez travaillé

peut-être sous la pluie, peut-être en chantant

les deux bras cadençant ma marche militaire

j’irai défier le ciel et prendre le printemps

qui pointe au bout des branches

bien qu’on ne le voie guère

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.