Ecrire moins, penser plus…

C’est notable, ici comme ailleurs, le fil de mes mots s’atténue de telle façon que je ne tisse plus de trame, et que mon ouvrage reste sur le métier, de plus en plus. C’est que, voyez-vous, nous vivons une période des plus bruyantes et des plus bavardes, alors que moi je fais le chemin inverse, j’intériorise, je fais silence, je réfléchis, je peaufine mon petit moi, je le lustre, je l’astique, je l’éprouve. Et puis, je laisse se taire ce qui avant parlait d’abondance à l’intérieur de moi, dont la poésie.  Je n’ai jamais su pourquoi elle était là, car j’en ai écrit tard. Un jour elle s’est présentée et je l’ai laissée s’emparer de moi. Aujourd’hui, elle se raréfie, et cela a un sens, je n’ai jamais pratiqué l’écriture-purgatoire et ne m’astreins pas à une fastidieuse production journalière comme j’évite d’en lire tous les jours, car pour moi cela n’a aucun sens.  Peut-être que si nous nous taisions un peu, un tout petit peu, on s’entendrait penser ? Ce serait bien…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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