Sur le pavé

L’homme était tout seul et regardait au loin

Il n’était pas bien mis et ses cheveux couvraient,

triste linge endeuillé, deux épaules bien minces

Je le regardais et je me demandais

s’il n’était pas pourtant de l’étoffe des princes

ou des preux chevaliers chevauchant la misère

pour l’emmener plus loin

Ici, sont adorées  de rutilantes idoles

Ici sont des images de pieuse dévotion

à la célébrité fugace

Pourtant, comment admettre qu’un homme

 vaille plus qu’un autre

qui n’a pour nourriture que défiance et dédain ?

L’homme sous mon regard  redressa ses épaules

et reprit son chemin de danseur de voltige

Il avait tout ce temps que seuls connaissent bien

les marcheurs et les sans-toits

Nous nous sommes souri, j’en suis sûre, de loin

avant que la rue, enfin, ne le dérobe

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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