Mon île

C’était une île verte et bleue

où j’amarrais une chaloupe de papier doux

Mon habit d’algues et de copeaux

mes chaussures de sable

et ma longue parure de coquillages

me rendaient proche des oiseaux et des arbres

La mer chantait, sa voix de sirène mugissante

perçait mon cœur de la nostalgie du voyageur

qui ne sait plus où est sa maison

mais ce n’était qu’un rêve

La terre est mon amie

j’aime sa peau brune et moelleuse

sa chair qu’on peut fouiller

comme un ventre accueillant

et si j’ai le ciel comme drap

et l’air pour oublier toute prison

que demanderai-je de plus ?

L’amour est une vanité sans nom

dont je m’éloigne chaque jour plus

Je crois bien que la solitude est ma raison

et je savoure chaque seconde

debout sur le toit de ma maison

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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