Et tout est dit…

A force de marcher sur tes pas de nuit,

je me suis essoufflée, un peu.

Prise à la gorge, gonflée d’ennui.

Cloitrée de cœur.

Parfois, aucune aile ne vient bruire

le battement du monde sonne creux

et je m’assois.

Le mur me regarde,

les choses me contemplent,

le silence me pousse,

tout est loin.

Le grand papyrus qui hisse ses ombelles,

fâché de la pénombre qui règne là,

est à cet instant bien plus vivant que moi.

Mais je suis aussi tendue que lui

vers la lumière,

et tout est dit…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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