Charpennes

En regardant ton dos d’arbre courbé

tes bras de sureau fatigué, ta nuque de basalte

tes grandes mains, paumes rosées,

tes jambes d’attente inaccomplie

j’ai posé mon regard ailleurs

là où la mer porte ses fruits

sur de grands flots noirs et meurtris

là où le désert avance

Et moi, ma peau blafardant de soleil,

mouche tachée de sucre et de miel

vrombissant de mots incompris

que pouvais-je te dire de plus ?

Parfois, tu sais me vient l’envie

de ces villages empierrant

sous leurs souvenirs un pays

que je sentais si rassurant

loin de toute faim et misère

Parfois, j’ai l’âme si peu fière

car je ne comprends rien

Alors passant tout près de toi

de tes orbites flamboyantes

de ton regard sans brouillard

j’ai redressé mon dos et mes bras

je voulais pousser avec toi

la grande ardeur cuivreuse du ciel

qui pareillement nous brûlait

d’un seul soleil

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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