Refrain pour perceuse et tournevis

J’aime à regarder dehors

les grandes ombres allongées

mêlant leurs têtes en bouquets

et les grands fils de leurs jambes

Combien de souvenirs étranges

un unique nuage dessine-t-il ?

toit dormant sur de maigres feuillages

tout desséchés d’attendre

C’est la vie, chantonne l’ouvrier

qui cloue à la fenêtre d’à côté

un volet qui roulera sur toute lumière

C‘est la vie, m’a dit une voix aimée

que toute contrainte a façonnée

à plier son désir dans un mouchoir

J’aime à regarder dehors

mais le plus souvent c’est mon corps

et ma tête que le vent dehors chavire

Personne ne sait comme moi

combien de pas il faut faire pour grandir

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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