Chanson pour Ghis

Quand j’aurai un peu de courage

un peu de vent dans mon drapeau

Quand je serai un peu plus sage

dans quelque trois mille ans nouveaux

Quand je cesserai de faire semblant

de croire aux mots qui disent l’absence

Quand je ferai le pas de trop

sur le côté de tes silences

Quand je serai enfin fardée

des couleurs de mon impatience

Quand j’aurai enfin retrouvé

l’audace de mes quinze ans

Bien sûr que je partirai

sur mon chemin de Stevenson

De la lune jusqu’aux monts d’Arrée

Du Sahara au Groenland

Peut-être que sa terre sera

de poudre et de sable et d’écume

ou dans mon cerveau trop étroit

un pur sentier d’étoiles brunes

mais je partirai, emportant

sur mes os le parfum du jour

et sous mes pieds le bel allant

du pénitent en mal d’amour

( pour Ghis )

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.