Bercée de nuit

Dégouttant de purs sortilèges

de clapotantes voix, de claquements de pas

la nuit est entrée dans ma tête

avec son cortège de cuivres

ses guitares espagnoles, son fado de minuit

et sa lente folie a chaloupé mes tempes

 

Tant de mondes inconnus, rampant silencieux

depuis les rideaux que le vent agite comme  des flammes

environnent ma couche et ses marais surpris

Je ne dors pas la nuit, moi, je voyage et tangue

au gré de mes orages,  et de pâles mirages

s’enroulent dans mes cheveux

 

Pourtant, tant que me prennent et me secouent de rage

des démons impérieux, des arbres tortueux

et de languides femmes aux lèvres paresseuses

j’abandonne mon âme aux versants de la pluie

et ne crains nul drame, bercée, bercée de nuit

pendant que le soleil défouraille sans bruits

Publicités

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s