Je marche droit

Je marche droit

Chaque vertèbre de ma colonne

déroule ses facettes de nacre

morceaux  de sucre blanc

J’ouvre mes épaules au vent

Je marche droit

J’appuie toute mon assise

sur mon torse pressé

d’ouvrir à la saignée du temps

mon cœur battant

Si la chaleur me prend

dans l’asphalte où s’engluent

les pas des manants

que je fonde debout

droite comme un cierge vivant

Je marche droit, droit devant toi

droit devant un autre

dont je devine l’obsession

folle du moment

Fraîcheur pressée

glaçon frissonnant sur la peau

citron amer, eau exquise

sous le couvert d’un abri clos

Je  marche droit poitrine insoumise

mes mains vifs animaux chantant

s’énivrant de la pierre et du vide

Le lion est couché maintenant

sous le soleil qui le maîtrise

Je marche droit devant.colette en ville

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, Mon réflex et moi, univers d'images, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s