Jade

Souvenez-vous du soleil qui mangeait notre jardin

Je voulais vos rires et leurs tiges plantées dans ma terre

la cabane de carton, la course d’escargots

les nappes sur le dos en capes de mystère

les marrons ramassés, les tableaux dégouttant de feuilles

la pâte modelée, le feutre sur le mur, les chaussettes oubliées

Battre le tambour de la fête pour que la pluie s’annonce en vain

Garder vos mains, garder vos mains en obole dans la mienne

pour que mon cœur s’apaise enfin

Enfants que la vie nous prête juste le temps de ne comprendre rien

de bredouiller, de tâtonner, de frissonner de peur, de crever de bêtise

à vouloir tout enlacer de certitudes anciennes, à refuser l’horloge

Enfants qui êtes loin

savez- vous que je grandis encore en regardant vos ombres belles

partir sur leur propre chemin

Rien ne se tait qui continue de tendre le fil des histoires et les  brisures

des embruns

Mon sac sur le dos, je redeviens marcheuse insatiable

et demain, un peu plus loin, je regarderai la lumière de jade

éclairer le matin

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Mon réflex et moi, univers d'images, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s