C’est dimanche, c’est dimanche !

Dans une grise ville, pluvieuse et coite

Des excavations, des tranchées

Des tubes boursouflés, des barrières

Des pierres, des étais

Des excavateurs, des tractopelles

Dorment près des remblais

Rue barrée, déviation, passage piéton

Traverser plus loin, rebrousser chemin !

Je marche dans les rues scarifiées

Avec le vent d’octobre sur mes mains

Je marche bien au milieu, c’est dimanche

C’est désert, quelques voitures filent au loin

Les fenêtres me regardent passer

Je n’entends pas même un grognement de chien

C’est dimanche, le jour du grand sommeil

À l’assaut du ciel nitrifié et opaque

Montent des échafaudages empaquetés

La pluie délave une grande image

Où un palmier ombrage une famille en été

Une lumière bat sans y croire

Dans un hall inachevé

C’est dimanche, c’est dimanche !

Je prends de la vitesse, je saute dans les flaques

Je m’amuse des fleurs qui s’obstinent à pousser

Dans le creux d’un vieux mur

C’est dimanche, c’est dimanche !

Mais où sont-ils passés ?

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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