HOP !

Je l’ai écrit, tout se vide en août

Seuls le mécréant, le pauvre, le maudit

l’exilé, l’oublié, l’isolé se retrouvent

errant sous un soleil sans pitié

Et toi, me direz-vous, toi

qu’as-tu donc fait ?

Tel le papillon, j’ai goûté une fleur

dont chaque pétale me rappelait

ma liberté retrouvée

le goût d’un pays que je persiste à aimer

dans ses lieux abrités des villes

Le goût d’aimer un peu, moi à qui tout a été retiré

même l’ombre

Maintenant retranchée, Robinsonne, laborieuse et muette

je me détache de tout

Qu’y a-t-il de plus grave que de croire que tout l’est ?

J’ai dans ma tête un air victorieux, sous mes pieds

une grande prairie imaginaire et ce goût, Ô ce goût !

d’entière délivrance qui m‘est plus cher que tout

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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